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Conférence de presse du 13 août 2008

Dans l'après-midi du 13 août 2008, le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Qin Gang a tenu une conférence de presse et répondu aux questions concernant, entre autres, la situation en Ossétie du Sud, la situation au Pakistan, les pourparlers à six et les Jeux Olympiques de Beijing.

Qin Gang : Bonjour à tous. Je vous souhaite la bienvenue à cette conférence de presse. Maintenant, je suis prêt à répondre à vos questions.

Q : Le Président américain George Bush, lors de son déplacement en Chine pour assister à la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques de Beijing, a tenu des propos sur la liberté religieuse en Chine. Quel est votre commentaire là-dessus ? Deuxième question, selon des reportages, l'Ambassadeur de Géorgie en Chine a demandé à la partie chinoise d'offrir sa médiation pour régler le conflit entre la Géorgie et la Russie. La Chine va-t-elle accorder son aide à la Géorgie ? Troisième question, le Dalaï Lama est actuellement en visite en France et rencontrera des parlementaires français. Quelle est la réaction de la Chine à cet égard ?

R : Concernant votre première question, le gouvernement chinois s'attache au principe de la primauté de l'homme et recherche toujours le bien-être de son peuple. Il accorde une haute importance à la protection et à la promotion de tous les droits et libertés des citoyens chinois, y compris la liberté de la croyance religieuse. Ces dernières années, nous avons obtenu des succès remarquables connus de tous dans ce domaine. S'agissant des divergences entre les parties chinoise et américaine concernant les droits de l'homme et la religion, elles pourront engager le dialogue et échanger des points de vue sur la base de l'égalité, du respect mutuel et de la non-ingérence dans les affaires intérieures d'autrui pour élargir les consensus, renforcer la connaissance mutuelle et diminuer les divergences.

S'agissant de votre deuxième question, notre position sur la question de l'Ossétie du Sud est claire. Nous espérons que les différentes parties règleront les litiges de manière pacifique et à travers le dialogue afin de réaliser la paix et la stabilité dans cette région.

En ce qui concerne votre troisième question, la position de la Chine sur la question du Tibet est claire et constante, et il n'y a eu aucun changement là-dessus. Nous espérons que la France pourra travailler ensemble avec la Chine pour surmonter toutes les difficultés et renforcer sans cesse la confiance mutuelle en vue de préserver l'élan favorable dans l'amélioration des relations sino-françaises difficilement acquis et promouvoir continuellement un développement sain et régulier de ces relations. Nous souhaitons d'ailleurs que la partie française règle adéquatement la question concernant le Tibet.

Q : Quel est le résultat de l'enquête menée par la partie chinoise sur l'attaque commise contre des touristes américains survenue la semaine dernière sur la Tour du Tambour ? Par ailleurs, quelle est la position de la Chine sur la procédure de destitution à l'encontre du Président Musharraf lancée par la coalition au pouvoir au Pakistan ?

R : Concernant cette attaque que vous avez évoquée, la partie chinoise y attache une grande attention et est en train de prendre toutes les mesures nécessaires pour sauver les blessés. La police chinoise, quant à elle, a redoublé d'efforts dans son enquête. La partie chinoise a déjà communiqué les informations concernées à l'Ambassade des Etats-Unis en Chine. Des responsables du Ministère des Affaires étrangères sont allés, eux aussi, à l'hôpital pour rendre visite aux blessées.

Nous exprimons nos condoléances au touriste américain victime de cette attaque et nos sincères sentiments de sympathie à sa famille ainsi qu'aux blessées. Nous traiterons cette affaire selon la loi et de façon adéquate, et nous resterons en contact et en coordination avec la partie américaine pour trouver une heureuse solution à cette affaire.

S'agissant de votre deuxième question, nous avons pris note des reportages concernés. Nous espérons que la stabilité règnera au Pakistan, et nous soutenons le gouvernement et le peuple pakistanais dans leurs efforts pour préserver la stabilité du pays et promouvoir le développement.

Q : Certaines personnes à l'étranger accusent le gouvernement chinois de vouloir exterminer la culture ouïgoure au Xinjiang. Quelle est votre réaction à ce sujet ? Deuxième question, quelles sont les menaces que l'organisation du « Mouvement islamique du Turkestan oriental » représente pour la sécurité de la Chine ? Parmi la série d'attentats survenus après le 4 août au Xinjiang, combien sont liés à cette organisation ?

R : Sur votre première question, les accusations concernées ne correspondent nullement à la vérité, et sont tout à fait inacceptables pour nous. La Chine pratique le système d'autonomie régionale des ethnies minoritaires. Les 56 ethnies en Chine, que ce soit l'ethnie han ou les 55 ethnies minoritaires, dont l'ethnie ouïgoure, sont tous membres égaux de la grande famille de la nation chinoise et jouissent de tous les droits et libertés prévus par la loi pour les citoyens chinois. Le gouvernement chinois œuvre toujours au développement économique et à la stabilité sociale au Xinjiang de même qu'à la sauvegarde des droits légitimes de la population multiethnique de cette région. Il travaille également à protéger et à promouvoir les traditions culturelles de toutes les ethnies du Xinjiang, voilà un fait connu de tout le monde. La population multiethnique du Xinjiang, quant à elle, soutient l'unité nationale et l'intégrité territoriale de la Chine et s'oppose à la sécession, à la violence, au terrorisme et à l'extrémisme religieux. Certains éléments appartenant aux « trois fléaux » cherchent, par tous les moyens, à ternir l'image de la Chine et à fausser ses politiques ethnique et religieuse. Ils sont allés jusqu'à semer le désaccord entre les Han et les Ouïgours. Cette tentative, quoique dangereuse, n'arrivera pas à tromper le monde et ne saura donc jamais aboutir.

Depuis plusieurs années, la Chine est confrontée aux menaces des forces terroristes du « Turkestan oriental ». Ces forces ont monté une série d'attentats extrêmement violents à l'intérieur de la Chine, et notamment dans la Région autonome du Xinjiang, causant d'importantes pertes humaines et matérielles. Déterminés dans la lutte contre les forces terroristes du « Turkestan oriental », le gouvernement chinois et la population multiethnique de la Région autonome du Xinjiang ont la capacité de préserver la sécurité et l'intégrité territoriale du pays, l'unité nationale et la stabilité sociale au Xinjiang.

En ce qui concerne d'éventuels liens entre les attentats violents survenus ces derniers temps et les forces terroristes, des preuves montrent qu'il y a une ombre des forces du « Turkestan oriental » derrière ces incidents. Les départements compétents de la sécurité publique mènent actuellement une enquête approfondie là-dessus. A mon avis, avec le déroulement de l'enquête, les résultats concernés seront rendus publics au moment opportun.

Q : Récemment, le Dalaï Lama a publié une déclaration selon laquelle il est prêt à renoncer à l'« autonomie politique » du Tibet en échange de la protection par le gouvernement chinois de la culture tibétaine et de la réduction de l'immigration des Han au Tibet. Comment y réagissez-vous ? Deuxième question, jusqu'ici, personne n'a fait de manifestations dans les trois parcs désignés par la partie chinoise. Selon des reportages, ceux qui ont formulé une demande de manifestations ont été mis en détention par le gouvernement chinois. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : Sur votre première question, notre position et notre politique sur les questions concernant le Tibet et le Dalaï Lama sont constantes et claires. Le Dalaï Lama le sait très bien lui aussi. Concernant le Dalaï Lama, il faut non seulement écouter ce qu'il dit, mais surtout observer ce qu'il fait.

Quant à votre deuxième question, la Chine est un Etat de droit. Tout comme dans les autres pays, l'organisation des rassemblements, des défilés et des manifestions en Chine doit se faire conformément aux dispositions et à la procédure concernées prévues par la loi. Ils ne peuvent avoir lieu qu'après avoir adressé une demande auprès des départements compétents et obtenu une autorisation. Il s'agit là d'une politique constante de la Chine et d'un principe que nous observons dans le règlement des questions concernées pendant les JO de Beijing. Par ailleurs, il est impossible que quelqu'un soit mis en garde à vue seulement pour avoir formulé une demande de défilé ou de manifestation.

S'agissant des détails sur les défilés et les manifestations durant les JO, je ne dispose pas d'informations là-dessus en tant que porte-parole du Ministère des Affaires étrangères. Veuillez vous renseigner auprès des services compétents.

Q : Jusqu'à présent, combien de personnes ont-elles formulé une demande de manifestation ? Combien de personnes ont-elles reçu l'autorisation de la partie chinoise ? Combien d'étrangers ont-ils formulé une telle demande ? D'ailleurs, Joey Cheek, membre de l'organisation américaine « Save Darfur Coalition », envisage de venir en Chine pour organiser des manifestations au sujet du Darfour. Pourquoi le gouvernement chinois a-t-il révoqué son visa pour la Chine ?

R : Sur votre première question, je ne dispose pas d'informations précises. Si cela vous intéresse vraiment, je vous prie de vous renseigner auprès des départements compétents.

Concernant votre deuxième question, je voudrais souligner que le visa relève des affaires souveraines d'un pays. Nous avons fait, selon la loi chinoise et en fonction de la pratique des Jeux Olympiques précédents et d'autres grandes compétitions sportives internationales, des arrangements sur la délivrance de visas aux étrangers entrant dans le territoire chinois pendant les JO de Beijing, l'objectif étant de créer un cadre sûr et agréable pour les spectateurs et les athlètes des différents pays.

Q : Selon des reportages, la police de Kashgar au Xinjiang a empêché, sous prétexte de ne pas avoir reçu l'autorisation des organes supérieurs, les journalistes étrangers de faire des reportages là-bas. Je voudrais savoir quel est le fondement juridique de cette action. En plus, le 11 août, trois journalistes étrangers ont été mis en garde à vue pendant une heure et demie par les services compétents de Kuqa au Xinjiang. Quelle loi ces journalistes ont-ils transgressée ? Dans le contexte où la sécurité publique se dégrade au Xinjiang, la Chine envisagera-t-elle de limiter l'entrée des médias étrangers dans cette région ?

R : Le gouvernement chinois et les départements concernés, en adoptant une attitude positive et ouverte, accueillent favorablement l'arrivée des journalistes étrangers en Chine pour couvrir les Jeux Olympiques de Beijing.

Vous avez mentionné les difficultés que certains journalistes japonais ont rencontrées dans l'exercice de leur métier au Xinjiang. Après avoir eu les informations concernées, nous portons, nous aussi, notre intérêt à cette affaire. Au cours des deux derniers jours, nous avons pris des contacts avec les départements compétents locaux pour nous renseigner sur les difficultés qu'ont eues les trois journalistes au Xinjiang. Les services compétents locaux, quant à eux, ont déployé beaucoup d'efforts pour enquêter sur cette affaire. Jusqu'ici, l'enquête n'a pas donné de résultat. Si vous avez des pistes à fournir qui pourraient être utiles à notre enquête, veuillez contacter mes collaborateurs.

Ces derniers jours, des attentats terroristes et des attaques de violence se sont produits au Xinjiang, suscitant l'attention de l'opinion internationale. Nombre de journalistes ont manifesté un vif intérêt pour faire des reportages à ce sujet. Nous avons pris note de votre désir et de votre volonté de faire des reportages. Nous restons en contact et en coordination avec les départements compétents pour transmettre vos souhaits afin de créer un environnement favorable à l'exercice de votre métier dans la région concernée.

Pourtant, je tiens à souligner qu'en raison des incidents susmentionnés, les départements de la sécurité publique de la région concernée ont le droit de prendre les mesures nécessaires conformément à la loi, et cette pratique existe également dans d'autres pays. D'une part, nous entendons créer des conditions favorables à votre travail, d'autre part, nous espérons que les journalistes étrangers pourront, durant leur séjour en Chine, observer la législation chinoise, respecter les arrangements des services chinois chargés de l'exécution de la loi au lieu de perturber leur travail. Bref, nous devons unir nos efforts pour procurer aux journalistes étrangers un meilleur cadre favorable à l'exercice de leur métier en Chine.

Q : Est-ce que la Chine soutient le Conseil de Sécurité des Nations Unies pour qu'il adopte une résolution afin d'assurer les actions justes des différentes parties sur la question de l'Ossétie du Sud ? En ce qui concerne les incidents de violence terroristes survenus au Xinjiang, y a-t-il des preuves montrant une intervention des forces étrangères ?

R : Sur la question de l'Ossétie du Sud, nous préconisons un règlement pacifique par voie de dialogue afin de réaliser la paix et la stabilité dans cette région.

Quant à votre deuxième question, nous sommes en train de mener une enquête sur ces incidents et la vérité finira par se faire jour.

Q : Selon certains commentaires, les mesures sécuritaires adoptées par la Chine pour les Jeux Olympiques sont un peu excessives, ce qui fait des JO quelque chose d'ennuyeux. En réalité, ces mesures sécuritaires n'ont pas pu empêcher efficacement des incidents isolés imprévisibles comme celui survenu près de la Tour du Tambour. Quelle est votre réaction à cet égard ? Ma deuxième question, le leader de la République populaire démocratique de Corée Kim Jong Il viendra-t-il assister à la cérémonie de clôture des JO de Beijing ? Ma troisième question, un touriste américain a attaqué aujourd'hui dans la matinée un chauffeur de taxi dans l'arrondissement de Chaoyang. Comment traitez-vous les cas d'infraction à la loi par les étrangers ?

R : Sur votre première question, moi aussi je suis au courant des observations de certains journalistes et j'ai lu aussi quelques reportages trouvant les mesures sécuritaires à Beijing trop strictes. Ce que je voudrais vous expliquer, c'est qu'à un moment où une dizaine de milliers d'athlètes et une dizaine de milliers de journalistes sont réunis à Beijing pour participer à une grande fête sportive comme les JO, la garantie pour un bon déroulement des JO sécurisés constitue une question à laquelle nous devons accorder une grande attention. Les mesures que nous avons prises ont pour objectif d'assurer le déroulement des JO de Beijing en sécurité et dans d'heureuses conditions afin que le public chinois et les étrangers en Chine, qu'ils soient athlètes, entraîneurs, touristes ou hôtes distingués, puissent bénéficier d'un environnement sécurisé. Si vous trouvez ces mesures trop strictes et qu'elles vous causent des inconvénients, je vous prie de faire preuve de compréhension et de coopération en tenant compte de la situation générale. Je voudrais souligner en plus que les mesures sécuritaires que nous avons adoptées n'ont pas dépassé celles prises par les autres pays pendant les JO précédents ou les autres grandes compétitions internationales.

Concernant l'attaque d'un touriste américain que vous avez évoqué, il s'agit d'un cas isolé. Il ne vise un pays quelconque ni aux citoyens d'un pays quelconque. Face à ce qui s'est passé, nous sommes d'abord très tristes, ensuite, nous éprouvons des regrets, et enfin nous tenons à exprimer nos condoléances au victime et notre sympathie à sa famille ainsi qu'aux blessées. Les départements chinois concernés sont en train de prendre des mesures pour assurer un environnement sécurisé durant les JO de Beijing et nous en sommes tout à fait capables.

Alors dans ce contexte, la question que vous venez d'évoquer est en elle-même paradoxale. Malgré les mesures sécuritaires que vous jugez extrêmement strictes, il s'est produit encore des incidents isolés, causant des morts et des blessés. Cela exige une attention et une vigilance de notre part pour adopter les différentes mesures nécessaires afin de garantir la sécurité de tous et celle des JO.

Votre deuxième question concerne la participation du leader de la RPDC Kim Jong Il à la cérémonie de clôture des JO de Beijing et pour le moment, je ne dispose pas d'information là-dessus. De plus, c'est au Comité olympique de la RPDC de mener des arrangements conformément aux règlements du Comité Olympique International.

Quant à votre dernière question, ce genre d'incident doit être traité de façon adéquate par les services de sécurité publique conformément à la loi. Pour moi, c'est un cas isolé, et il ne faut pas exagérer jusqu'à en faire un conflit entre Chinois et Etrangers. La population de Beijing et celle de la Chine souhaitent, les bras grands ouverts, une chaleureuse bienvenue aux peuples des différents pays du monde pour venir voyager en Chine ou assister aux JO de Beijing. Nous sommes sûrs que, comme vous l'avez constaté, les excellentes performances obtenues par les athlètes des différents pays dans les compétitions olympiques ces derniers jours ont procuré un plaisir esthétique aux spectateurs chinois et ont fait rayonner davantage l'esprit olympique. Les touristes des différents pays du monde sont venus en Chine tout souriants et nous espérons, par leur intermédiaire, renforcer la connaissance mutuelle et l'amitié entre la Chine et le monde extérieur.

Q : Selon des témoins, des citoyens géorgiens ont manifesté lundi devant l'Ambassade de Russie en Chine. Est-ce que le Ministère chinois des Affaires étrangères a adopté des mesures pour renforcer la sécurité aux alentours de l'Ambassade géorgienne et de celle de Russie en Chine ? En outre, pourriez-vous nous présenter le nombre officiel des dirigeants étrangers ayant assisté à la cérémonie d'ouverture des JO de Beijing ?

R : Avant-hier soir, des citoyens géorgiens ont fait une manifestation devant l'Ambassade de Russie en Chine. La partie chinoise, après en être informée, a pris des mesures concernées pour garantir la sécurité et la circulation normale dans le quartier des ambassades. Les manifestants sont partis sur conseil, il n'y a pas eu d'actions violentes sur place. Nous tenons à rappeler aux personnes concernées qu'il faut respecter la législation chinoise pour organiser des rassemblements, des défilés et des manifestations en Chine.

Voici ma réponse à votre deuxième question : En tout, 84 dignitaires accrédités étrangers ont assisté à la cérémonie d'ouverture des JO de Beijing, dont 54 Chefs d'Etat, 16 Chefs de gouvernement, 9 représentants de familles royales, un dirigeant régional et 4 premières dames sans être compagnées de leurs époux.

Q : Ce matin, un groupement américain a manifesté près du Village olympique et a été ensuite mis en garde à vue par le bureau de police local. J'ai entendu dire qu'une dame de nationalité japonaise faisait partie du groupe. Veuillez confirmer cette information. Où on en est dans le traitement de cette affaire jusqu'à présent ?

R : Toute personne, qu'elle soit citoyen chinois ou étranger, doit respecter les lois et les règlements de la Chine pour mener des activités de rassemblement, de cortège et de manifestation en Chine. Je viens tout juste d'apprendre que quelques étrangers ont eu de telles activités ce matin à l'endroit que vous avez évoqué. Les départements concernés sont en train de mener une enquête sur cette affaire. Je ne dispose pas d'information pour confirmer s'il y avait une Japonaise parmi les manifestants.

Q : Vous avez dit que la partie chinoise a traité conformément à la loi l'affaire liée à la manifestation ayant lieu devant l'Ambassade de Russie en Chine. Mais est-ce que les mesures sécuritaires près de l'Ambassade russe ont été renforcées suite à cette manifestation ? De plus, veuillez nous donner des précisions sur les entretiens entre le Japon et la RPDC à Shenyang ainsi que la date de la reprise des pourparlers à six.

R : Concernant votre première question, le gouvernement chinois a le devoir et la responsabilité de garantir, conformément aux conventions internationales concernées, la sécurité des diplomates étrangers et du personnel des organisations étrangères accréditées en Chine. C'est ce que la Chine a toujours fait dans le passé et elle continuera à le faire dans l'avenir.

En ce qui concerne votre deuxième question, j'ai noté que le Japon et la RPDC ont récemment obtenu des résultats positifs dans leurs consultations à Shenyang. Nous faisons bon accueil à la réalisation de ces progrès et nous soutenons toujours les deux parties pour qu'elles puissent résoudre adéquatement leurs préoccupations à travers le dialogue et améliorer leurs relations bilatérales. Nous espérons que les deux parties poursuivront leur dialogue et acquérir sans cesse des résultats positifs.

La mise en œuvre de façon globale et équilibrée des actions à accomplir de la deuxième phase constitue un consensus important auquel sont parvenues les six parties lors de la réunion des chefs de délégation aux pourparlers à six tenue en juillet. Les différentes parties sont en train de mener activement coordination et communication pour réaliser cet objectif.

La Chine soutient les différentes parties pour continuer leurs consultations sur les questions concernées par voie bilatérale ou multilatérale dans le cadre des pourparlers à six. Nous espérons qu'elles pourront agir dans le même sens pour acquérir de nouveaux progrès dans les pourparlers à six. La Chine souhaite, de sa part, y jouer un rôle positif et constructif.

Q : Vous venez de présenter les mesures sécuritaires adoptées par la Chine pour les JO de Beijing. Mais avant et pendant les JO, nous constatons que certaines personnes, sans antécédents judiciaires mais ayant une attitude critique face au gouvernement, sont en résidence surveillée ou placées sous surveillance permanente des policiers. Cela s'explique par quelles considérations sur le plan sécuritaire ?

R : Votre question signifie que vous avez des malentendus ou vous êtes mal informé sur la Chine dans certaines affaires. La Constitution de la Chine garantit les droits de l'homme aux citoyens chinois, y compris leur liberté d'expression. Les citoyens chinois jouissent, conformément à la loi, des droits et liberté dont la liberté de parole. En Chine, personne n'est persécuté ni assigné à résidence à cause de ses paroles. Seuls ceux qui ont violé la loi seront sanctionnés conformément à la loi.

Q (du même journaliste) : Quelles sont les lois qu'ils ont violées pour constituer une menace sécuritaire ?

R : La Chine est un Etat de droit. Depuis la réforme d'ouverture sur l'extérieur, la Chine a promulgué plus de 300 lois, qui ont stipulé les droits et devoirs des citoyens. Toute action de violation de la loi sera sanctionnée en vertu de la loi.

Q : Selon des reportages, des terroristes étrangers sont impliqués dans l'attentat terroriste survenu au Xinjiang la semaine dernière. Veuillez le confirmer. Par ailleurs, vous avez dit tout à l'heure que des journalistes étrangers ont été perturbés dans leurs activités de reportage à Kuqa et à Kashgar, c'est peut-être dû à des problèmes de communication entre les départements locaux concernés. Mais ce matin, parmi les journalistes étrangers qui voulaient faire des reportages sur une manifestation près du Village olympique, certains ont été mis en garde à vue ou empêchés par la police, alors que les organes de la sécurité publique de Beijing doivent connaître la politique concernée du gouvernement. Quelle est votre réaction à cet égard ?

R : Sur votre première question, les départements chinois concernés sont en train de mener une enquête sur cette affaire, les résultats seront communiqué en temps opportun.

Concernant votre deuxième question, nous souhaitons une bienvenue aux journalistes étrangers venus en Chine pour faire des reportages sur les JO de Beijing. Nous sommes prêts, comme nous l'avons toujours fait, à leur offrir des facilités et des assistances dans leurs activités de reportage sur les JO de Beijing, l'économie, la société ainsi que d'autres aspects de la Chine pour que leurs activités se déroulent dans de bonnes conditions.

Quant aux problèmes et aux difficultés que vous avez évoqués, nous sommes prêts à nous mettre à votre écoute et à travailler ensemble avec vous pour en trouver les causes. S'il existe des problèmes du côté chinois, nous nous efforcerons de faire mieux. Mais si le problème provient du côté des journalistes étrangers, nous espérons, dans ce cas-là, qu'ils pourront respecter la loi chinoise et joindre leurs efforts à ceux de la partie chinoise.

Si vous n'avez plus de question, je lève la séance. Merci de votre présence. Au revoir !

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